J'ai enfin joué avec un iPhone... Si! Si!

Une connaissance newyorkaise en visite à Montréal lundi soir a fait baver un brin d'envie le chroniqueur lorsqu'il a sorti de son chapeau un magnifique iPhone. On a aimé... et on éprouve toujours certaines réserves au sujet de la stratégie de la Pomme.
«Dis, tu veux le voir?»
Tel un gamin, le chroniqueur a pu enfin mettre la main sur un iPhone lundi soir dernier (un vrai, pas une imitation chinoise acheté à la sauvette dans un stationnement, tel que rapporté par Tristan Péloquin de Cyberpresse).
Première impression: Il est encore plus élégant qu'on le croit. Mince, la prise en main est excellente.
Bien assis dans un café, j'ai constaté que ce iPhone utilisait le réseau de Rogers en mode «roaming».
Utilisation du clavier virtuel? C'est du tout simple. Quelques jours d'utilisation j'en suis sur et même les gros doigts comme les miens s'y sentiraient confortables d'écrire de longs courriels. Cependant, et c'est une impression toute personnelle basée des années d'utilisation du Blackberry, je préfère encore le clavier bien réel des appareils de Research in Motion.
Définition de l'écran? Lecture à l'écran? Tous les autres fabricants peuvent se rhabiller et se remettre à plancher, le iPhone vient de redéfinir ce que seront les appareils multifonctions au cours des prochaines années. La navigation sur Internet? Impeccable, et quand il s'agit de zoomer sur un article ou un billet, le tout fonctionne à merveille. Toutefois, le choix d'une technologie de communication de seconde génération, au lieu d'avoir sauter dans le train du 3G, limite grandement le plaisir de naviguer sur la Toile.
La force du iPhone: intégration, intégration, intégration. Il n'y a rien de transcendant dans les technologies utilisées, mais c'est leur intégration qui fait la force de ce iPhone.
Carnet d'adresses, courriel, web, téléphonie et les widgets,il n'y a rien à redire.
Toutefois, la stratégie commerciale du iPhone nous laisse dubitatif. Beaucoup. Et nous inquiète. Voici donc un appareil avec toutes les protections possibles l'empêchant d'être utilisé sur un autre réseau, obligeant les consommateurs, on répète, obligeant les consommateurs à adhérer à une offre de service unique, onéreuse, et restrictive quand au choix de la technologie réseau. Vous voulez un iPhone? Oubliez votre pouvoir de négociation, il n'existe tout simplement pas. Et ceci pour les deux prochaines années.
Cela, je crains, risque de se reproduire dans le futur. D'autre fabricants d'appareils novateurs seront tenté de faire de même. Exit le pouvoir de négociation. Bonjour les offres de service dispendieuses. Déjà qu'au Canada et aux USA, nous payons beaucoup beaucoup plus cher les communications voix et données sans-fil qu'en Europe, voici que ces fieffés coquins viennent de trouver une façon de limiter le pouvoir de négociation des consommateurs. Fini les remises sur le prix des appareils, au revoir les plans de transmission de données illimités (et oui, je constate que nombreux sont ces plans de type «all you can eat» qui disparaissent ici, tandis qu'ils fleurissent de l'autre côté de l'océan.
Évidemment, j'entend déjà certains aficionados de la Pomme dirent que «c'est le prix à payer pour mettre la main sur la technologie d'Apple et que ce n'est pas si important que cela et bla bla bla...».
Vraiment? Vous savez moi, la sodomie corporative, pas mon genre. Mais si cela vous plaît, allez, c'est ma tournée. Pour ma part, je passe mon tour, malgré les attraits de cet appareil.
| Publié par Michel Dumais à 8H48 |
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